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Compte rendu Du salon de l'AMOPA 2013.


Vers la nouvelle année amopalienne.


Ce ne furent ni la fête des Rois en son temps ni la galette traditionnelle : Nous préférons la brioche plus tendre, et l'actualité _ politique et autre _ nous a fait par deux fois reculer la date. Mais félicitons-nous d'une assemblée presque aussi nombreuse dans la plaisir des retrouvailles et des projets: "Santé, santé, vive le Crémant et L'AMOPA !"


Parmi nous, Madame L'Hermitte-Leclerc, qui nous avait accompagnés l'année dernière à la sortie d'un jour et dont l'érudition sans phrases nous avait bien enrichis. Cette fois encore nous lui devons beaucoup : Médiéviste largement reconnue, elle nous avait réservé une belle conférence inspirée de ses travaux sur l'éducation des filles à l'époque de Saint Louis. A l'intérêt suscité dans un auditoire majoritairement féminin devrait correspondre ici un développement à sa mesure mais n'excédons pas les limites d'un modeste _trop modeste _ compte rendu selon la coutume.


Eve curieuse et gourmande (détournons-nous de ces pires défauts) entraîna Adam, coupable aussi, mais moins qu'elle. D'où la méfiance répétée des penseurs chrétiens de l'Antiquité, reprise et portée à l'extrême par les théologiens rigoristes du XVIIème siècle: la femme, naturellement esclave de sa sensualité, mérite d'être traitée en éternelle mineure et bridée le plus possible: dans l'optique du Salut, on instruit les garçons; quant aux filles, on veille sur leur corps, et pour les sentiments, on n'en parle même pas! Virginité pour le couvent, la plus haute valeur; sinon la chasteté, puis le mariage, des mérites le moins méritoire : voilà l'idéal la chair se mortifie. On prescrit le jeûne austère,on interdit le bain nu, la couche molle, on se défie même  du sommeil où se glissent les rêves. Point d'amies, si ce n'est peu engageantes, et quant à la toilette, perdition des coeurs aguichés, non non! d'aucuns souhaitent le voile qui ne libère qu'un oeil ... Alors quel emploi du temps ? A la quenouille et au travail des doigts dans des pensées charitables ! On hésite à conseiller lecture et écriture : ah! les galants et les billets doux! Pourtant la piété exige de connaître la Bible, alors ... Mais c'est tout.


Triste, triste, même pour les hommes moins attachés à ces spectres. Mais pourquoi dans la salle, ces sourires échangés? Sans doute de ceux qui naissent à la contemplation d'un gouffre dont le temps nous a libérés. Mais peut-être ausi s'autorisent-ils d'un humour jamais démenti dans une simplicité cordiale. Merci de ces heureux moments.


Henri Péricaud

  

Amopa Yvelines

  

Association des membres de l'ordre des palmes académiques

Section des Yvelines

Compte rendu Du salon de l'AMOPA 2014.


Le 18 janvier 2014 ; du nouveau dans notre salon annuel. Ce n’est pas que les bonnes traditions se soient perdues. Culturelles, d’abord. Nous était réservée

pour cette fois une émouvante conférence avec projections sur le retable d’Isenheim, par Madame Wackernie, amopalienne. Nous devons à son habile présentation de connaître le cadre historique et religieux de cette œuvre extraordinaire exposée au musée de Colmar : les terribles épidémies du XVe siècle dans

la vallée du Rhin et la charité des moines qui recueillaient et soignaient les malades sous l’invocation de leur patron saint Antoine ermite et de saint Sébastien martyr, représentés aux quatre extrémités. Ce dernier, qui fut percé de flèches, est-il à rapprocher des corps atterrés, criblés de pustules, que dévore le « mal

des ardents » sur le dernier tableau ? Ce ne serait qu’un des multiples rappels ou contrastes de couleurs et d’objets qui traversent l’ouvrage et sur lesquels est attirée notre attention. Mais l’émotion est au-delà du plus érudit commentaire, comme devant ce fond noir où se détache un Christ en croix, livide et tuméfié comme les victimes du fléau, aux mains clouées mal décrispées dans la mort même. Cependant le retable s’ouvre sur un message d’espérance, qui va de l’annonce à Marie à la Résurrection dans une gloire de feu. Le tout hallucinant, exaltant et beau. Qu’en dire de plus ?


Mais revenons sur terre ! Les Rois certes ne sont pas oubliés. Comme tous les ans avec leur fête, nous retrouvons dans la salle d’accueil de l’Université Inter-âge nos amis venus nombreux pour de joyeuses retrouvailles, dont le souvenir nous accompagne une fois de plus. Il y eut des embrassades, du crémant, des brioches à fruits confits, ce qu’il faut pour réjouir, entre autres, les jeunes papilles.Jeunes ? Nous y voilà.. A l’initiative de notre président, les élèves des Yvelines, primés aux concours de l’AMOPA sont venus recevoir devant tous, accompagnés pour certains de leurs maîtres que nous remercions ici de leur aide, les récompenses prévues avec nos félicitations. Sympathique intermède entre recueillement et réjouissances. Visages sérieux, un peu intimidés ; fierté discrète des parents ; sourires affectueux à la remise des livres et des chèques-cadeaux. Notre département s’est distingué. Saluons cette nouveauté qui, on l’espère, deviendra pour nous comme une institution dans l’autre.


Henri Péricaud

Salon de l'Amopa 2019


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